Trench

Trench

Prologue :


J'ai le printemps en horreur et plus encore les démonstrations affectives qui fleurissent avec lui.


Les abeilles butinent les fleurs, les couples se butinent entre eux, ou se bécotent c'est selon, ce qui est sure c'est qu'ils n'ont aucun sens moral, aucune retenue, ils étalent leurs « amour »et leur « bonheur » aussi éphémères soient-ils aux vues et aux sus de tous, ils ne savent donc pas que pour vivre heureux (et le rester sur tout à deux) il faut vivre caché ? Ont-ils oublié les affres du célibat ? De ce qu'être seuls et voir les autres à deux peut occasionner comme dégâts sur le moral, l'estime de soi et le capital bonheur de tout à chacun ? Ou est ce le fait d'être à deux qui efface le tout, comme si l'amour était le tipex de la mémoire ?


Je le pensais avant, j'y croyais, je ne le pensais plus quand je t'avais, mais j'y croyais toujours, j'y repense un pincement au c½ur à présent et je ne crois plus en rien.





L'impasse de la potence

Un crack métallique signa la mort de son parapluie, le vent avait eu raison de lui, et ne tarderait pas à avoir raison de sa volonté ...

Elle ignorait où elle se trouvait exactement, elle avait de l'eau jusqu'aux genoux, un téléphone dans une main, le cadavre métallique d'un parapluie dans l'autre, et un sac bien trop lourd qui handicapait ses mouvements, déjà fort restreint par son gros manteau.

De ses doigts engourdis par le froids, elle chercha un numéro dans son répertoire, hésitât un instant, puis le referma sèchement, non, elle ne l'appellerait pas, d'ailleurs pourquoi était elle venu ? Il lui avait pourtant dit que ca ne servirait à rien d'autre qu'à la torturer d'avantage.

A bout de nerfs, elle décida d'abandonner ce qu'il restait de son parapluie dans une poubelle accrochée à un lampadaire, releva la tête et s'aperçut qu'elle était devant le numéro 67, elle replongea aussi tôt sa main désormais libre dans la poche de son manteau et en retira une petite feuille sur laquelle était noté d'une main hâtive une adresse, recopier d'un annuaire quelques semaines auparavant et qui à force de trainer dans son sac avait fini par se ramollir.

Quelques gouttes de pluies diluèrent l'encre de quelques lettres, mais elle déchiffra pourtant distinctement l'adresse notée dessus.

Elle n'était, finalement pas perdue...

Cette idée ne la réconforta pas, il aurait peut être mieux valu pour tout le monde qu'elle ce soit réellement perdue, et qu'il se soit perdue dans les méandres de ses souvenirs lui aussi.

Deux choix s'offraient alors à elle, monter les quelques marches qui la séparaient de lui, ou rester planté là, sous ce maudit lampadaire qui clignotait sans arrêt, pour attendre un taxi qui la ramènerait enfin chez elle.

Elle se dit que tout comme elle, la lampe hésitait entre ombre et lumière, cédant par à-coup à l'un ou a l'autre, en attendant que le jour daigne se lever, rendant sa décision secondaire, balayant son hésitation, la mettant devant le fait accomplis.

Mais l'aube était bien loin, à vrai dire, le soleil venait a peine de se coucher, la nuit, le froid, et la pluie aidant, elle se résigna à chercher un endroit pour s'abriter en attendant que la girouette qui lui servait de cervelle daigne se décider.

Déjà mouillée de la tête aux pieds elle ne prit pas la peine de s'abriter la tête sous son sac à main, et d'un pas lourd d'appréhensions traversa la rue.

Sur le trottoir en face duquel elle était se trouvait un étalage de boutiques brillants de milles feux en cette période de l'année.

Balayant du regard ces dernières, elle repéra un petit café coincé être deux boutiques de prêt à porter.

Elle poussa la porte du café qui resta obstinément close, avait elle déjà perdue tant de force dans sa petite croisade intérieure ? Elle ne céderait pas quand bien même la porte serait en béton armée, elle l'ouvrirait !

S'appuyant de tout son poids sur elle, elle finit par avoir raison de ses gonds sans pour autant sortir des siens, illusoire et futile victoire sur une porte ! Elle n'allait décidément pas aussi bien qu'elle le pensait.

De là ou elle était, attablé avec un café au lait bien chaud et une madeleine, elle pouvait encore voir le lampadaire clignotant, sa lumière hésitante, rendu tremblante par les grosses gouttes de pluies qui le martelait sans relâche, tout comme sa conscience martelait sans relâche son libre arbitre le poussant a sa limite, faisant trembler ses membres à la simple pensée de le revoir.

Le café dans lequel elle s'était refugiée semblait douillet, et sécurisant, enveloppée dans un nuage de fumé de cigarette, elle se sentait comme transporter a des années de là, quand tout était simple, quand elle se laissait bercer par cette voix qui faisait danser les mots entre deux volutes de fumé, quand elle s'endormait sur une taie d'oreiller sèche, rêvant de mers de chocolat, et d'îlots en Haribo.
A quoi bon rester là ?
# Posté le mardi 28 avril 2009 15:51
Modifié le vendredi 19 juin 2009 14:47

Mes délires chapitre 8 saison 2: conte de fée qui finit mal

Mes délires chapitre 8 saison 2: conte de fée qui finit mal
-S'il te plait, parles moi...

S'il y a pire qu'un mot blessant, aussi sciemment prononcer, dans une phrase sciemment blessante, il y a le silence...

Le silence a bien des déclinaisons, le silence gêné, le silence complice, le silence outré, et enfin le silence qui n'a rien à envier a la lame acérée de Gengis khan.

Je ne réponds pas, je me retourne vers le gars au café, qui me regarde médusé, devinant son embarra, je lui souris histoire de détendre l'atmosphère, mais je sens mes muscles tirailler et batailler ferme pour se remettre au repos, ils n'ont pas pour habitude de sourire hypocritement, ils ont pour habitude d'étirer mes lèvres en un large sourire rien qu'a la penser du gars de la biblio, ils sont fidèles ces coquins !

J'esquisse quelques pas vers la sortie, sans pour autant avancer d'un yota...

Je cède, je fais demi tour, m'apprêtant à le voir poing serrés, regard résigné, mais trop fière pour faire un autre « premier pas » ...mais il n'est plus là...il a tourné les talons, et s'en va...

Il semblerait bien que ma lame acérée se soit retournée contre moi...

Il ne me reste plus qu'a ériger un cénotaphe à la mémoire de notre « histoire » puisque apparemment elle est bien et belle six pieds sous terre sans pour autant avoir laissé de dépouilles ni la mienne, et encore moins la sienne.

Que faire ? Courir après lui ? Ou dans ce cas, après ma raison qui m'échappe complètement ces temps derniers ? Après tout c'est lui qui a déterré la hache de guerre qui n'a pas trouvé mieux que de revêtir les traits de blondy.

Je tergiverse trop, je fais d'un grain de sable un système solaire, je fais de rien un tout, peut être me suis-je trompée à son sujet, il avait l'air si sincère...

Ma dépendance névrotique envers lui, ou plus précisément envers l'image qu'il me véhicule, m'épuise, c'est une douleur qui me lance, mais que j'aime, tout comme une petite plaie du palais, qu'on a de cesse de triturer malgré la douleur que cela provoque, une douleur certes, mais une douleur qu'on ne peut s'empêcher de savourer...

A cet instant de la journée je me sentais abattu, perdu, une véritable loque, j'étais néanmoins loin de me douter de la suite des événements.

Je passai la matinée sur un banc au soleil avec le gars au café –devenu le type au chocolat chaud- lui vidant mon sac –fort remplis ces temps derniers- je n'épargnai presque aucun détail de l'anti conte de fée que je venais de faire capoter lamentablement a cause de ma fierté mal placée (et de Blondy).

On se confit plus facilement à un inconnu qu'à une personne que l'on connait (même très peu)

Je compris mon erreur, faute avouée est normalement à moitié pardonnée, je n'ai même pas voulu l'entendre avouer qu'il avait merdé...

J'avais sur ce coup autant merdé que lui, alors autant aller essayer d'arranger les choses.

En début d'après midi, je me décidai à quitter « le banc de la révélation » et mon psy improvisé pour rejoindre mon crétin de gars de la biblio.

Je déteste la fac centrale, les endroits achalandés n'ont jamais été mon fort, et ce n'est pas en de pareilles circonstances que je vais me mettre à apprécier tout ce tohu bohu, grimpant les escaliers quatre à quatre, j'arrivai toute essoufflée au jardin, pour apercevoir le gars de la biblio et .... Blondy... riants a gorge déployées, moi qui pensais le trouvé un tantinet boudeur et démoralisé (tout comme je l'étais) ...

Tant pis, fais abstraction de l'hilarité générale, et va lui demander 5 minutes de son temps pour nous expliqué.

-Re...

-Hey salut toi ! Ca va ? Qu'est ce qui t'amène ici !? Tu n'as pourtant pas cours ici non !?

-Oui, j'ai...non...cours pas...ici... (Sa décontraction et sa nonchalance me paralysaient les muscles de la langue)

- Alors peut-on savoir ce qui t'amène ?

TOI IMBECILE HEUREUX !

-Je voulais te parler...

-Tu as mon numéro de téléphone non ?

-Tu n'aurais pas décroché

-Contrairement à toi, je décroche toujours moi...quoi qu'il arrive.

15-0 un point pour lui, service à suivre ...

-Je me devais de te laisser t'expliquer sur...(jetant un coup d'½il a Blondy, qui n'avait apparemment pas assez de neurones connectés a cet instant pour comprendre la situation et son implication directe dans cette dernière, je remarqua son sourire niais et vide...comment cette petite huitre vide avait pu me supplanter ??) sur ce que tu voulais me dire ce matin... (En finissant ma phrase je ne trouvais absolument aucune logique à mes dires)

-Je voulais m'excuser, tu m'en as pas laissé l'occasion, alors maintenant j'ai la conscience tranquille, puisque c'est vraiment fini entre nous, je peux ENFIN songer à entreprendre autre chose...

-Bien...au moins ca a le mérite d'être clair...

Il me regarda un instant avec une lueur de déception dans les yeux.

-Tu ne te défends pas ? Tu ne NOUS défends pas ?

-A quoi bon, apparemment j'ai déjà perdue...et tu as empoché le lot de consolation.

-C'est ce que je déteste chez toi...

-Quoi ????

A ce stade de la discussion, Blondy commença à se sentir de trop (il était temps)

-Je vais voir mes copines en pharma...

-Tu abandonnes trop facilement, et ce, même si tu dis que tu tiens a telle ou telle chose, tu finis par abandonner.

Il n'avait apparemment pas remarqué que Blondy avait ouvert la bouche, ce qui l'irrita au plus haut point.

-Que veux tu que je défende !? Tout part en vrille !

-Tu ne fais rien pour arranger les choses...

-Toi non plus.

- On n'arrivera à rien tout les deux...

-Et pourtant...je t'aime...

Ce simple verbe du premier groupe conjugué a la première personne du singulier, qui n'était a ce moment là pas le Je anonyme des tables de conjugaison ou le Je d'une quelconque Juliette de pacotille, était le mien...mon je...moi.

Je n'aurai pas du le lui dire, je venais de faire tomber toute prudence, toute raison...

-Il était temps que tu te décides à me le dire...
# Posté le mercredi 25 février 2009 13:53

La jeune fille sous le lampadaire

La jeune fille sous le lampadaire
Les jeunes filles sous les lampadaires dans la majorité des films et des romans, sont seules, grelottant dans le froid au crépuscule, regardant avec appréhension l'ombre des papillons de nuit virevoltant joyeusement autour d'un halot de lumière qui zèbre leur peau laiteuse d'ombres floues.

Sous ce faible halot de lumière, tel des anges éclairés par la grandeur divine, elles attendent...un ami, un client, un proche, ou sans le savoir, un violeur ou un tueur, évidement court vêtue, et d'une beauté irréelle, elles se dressent fièrement telle des nymphes en marbres blancs sur des haut talons qui portent leurs pas sur de brève distance entre le lampadaire et le banc qui ne saurait manqué au décors, la réalité quand a elle est toute autre, si le lampadaire, le froids, et le banc en restent les dénominateurs communs, le crépuscule laisse place a une matinée maussade, les papillons de nuits a des oiseaux moqueurs de par leurs cris, et la jeune femme a la beauté enchanteresse a une inconnue comme vous, comme moi, comme elle...

Elle est de celle qui attendent sans savoir a quoi s'attendre, advienne que pourra comme dit l'adage, pourvue que ca vienne ....

Le poids de la solitude peut être encore plus lourd à porter que celui du monde, aussi frêles qu'elles soient, ces épaules nues, sans bras autours ne valent rien, ne servent a rien, et ne peuvent de se fait que s'affaisser sur elles même.

Les visages pensifs des passants, les rires cristallins des enfants, ou encore la routine rassurante qui fait enchainer café et cigarette, croissant et lait, aux autres, soulèvent en elle une tempête de sentiments, une averse de larmes difficilement contenues, un courage douloureux qui lui permet encore de porter son c½ur en bandoulière, avec néanmoins une pointe d'amertume.

Elle se secoue mentalement, esquisse quelques pas de gauche à droit, s'emmitoufle encore plus dans son châle, se dit qu'elle n'est pas la seule à être seule, que ce qui ne lui arrive pas à elle, mais qui arrive avec tant de facilité aux autres, n'est sans doute pas aussi indispensable que ca en a l'air, vue qu'elle survit très bien sans.

Elle cède au final, et finit par rêvé d'ailleurs, rêver d'autrui, son imaginaire est surpeuplée, mais aussi fertile qu'il soit, il ne peut cependant pas se matérialiser, et si c'était le cas, elle ne pourrait tout simplement pas y faire face, si cela avait été le cas, elle ne serait plus la jeune fille sous le lampadaire espérant en pensant à l' avenir, éprouvant en pensant aux autres, mais la jeune fille sous le lampadaire vivant l'instant présent, éprouvant pour elle-même, mais peut être tout aussi esseulée...
# Posté le mercredi 22 octobre 2008 17:36

Jinni wella ngeek ?

Jinni wella ngeek ?
Pas trop le temps de mettre a jour le blog, mais pour ne pas le laisser dépérir, j'ai decidé de copier/coller un article a moi publier sur DZfac .

Jinni wella ngeek ?

Je me dis parfois qu'il n'est pas nécessaire de passer l'arme à gauche pour se réincarner en banane, courge, navet, ou autre végétaux tout aussi dynamique, mais bien au contraire de se maintenir en vie (dieu sait par quel miracle) connecté à son ordinateur au même titre qu'un périphérique de stockage de masses ou d'une imprimante.

Je végète, tu végètes...

Le bac à légume du 21ème siècle est en fait l'alliage de votre pc, bureau, et accessoirement de votre arrière train, je dis accessoirement car il est prouvé à présent que certains d'entre nous se fondent littéralement dans les meubles (chaises, fauteuils, lits...) qui les contiennent, je parle toujours de vos popotins aussi cybernétiques soient-ils.

Si vous vous reconnaissez dans cet article, c'est que vous avez décidé de prendre la pilule bleue et de retourner sagement dans la matrice, ou pour les plus fleurs bleues de suivre tonton le lapin blanc au fond de son terrier pour prendre le thé...en d'autres termes vous êtes un geek (voir même un no life).

La geekisation de notre génération n'étant plus un fait à prouver il serait néanmoins intéressant de s'intéresser à ses « us et coutumes » à ses codes de survie ...à sa sémiologie et surtout à ses répercutions sociales majoritairement désastreuses.

Geekisation ? Késako ? Et puis d'abord c'est quoi un geek !?!

Le geek est un humain (aussi bizarre que cela puisse paraitre) procédant son poids, ou plus, suivant la gravité du cas, en matériel informatique, pouvant faire le tour du monde avec ces kilomètres de câbles en tout genre, et dont la tension artérielle est fondamentalement conditionnée, non pas par son débit cardiaque, mais par son débit en kilos octets, débit qui est malheureusement très instable dans notre pays (ce qui pourrait bien expliquer la recrudescence des cas d'hypertension).

Le geek, n'est pas déshumanisé par le net, au contraire il a un petit c½ur (tout comme robocop) un petit c½ur tantôt brave dans les parties interminable de WOW* (World Of Warcraft), tantôt envieux lors des démos en avant première du dernier phone 3G, tantôt enfantin lors de la sortie du dernier Harry Potter.
Le geek n'est pas esseulé, il a une liste de contact frisant la centaine –si ce n'est plus- de nature très sociable –féru de forum , chat , et autre variantes – Il se fait des amis sur la toile , pour ceux qui n'ont pas encore franchi le pas et basculé dans le trou noir du no life, ou pire pour les hikikomori * , il se pourrait même que ces contacts virtuels passent de l'autre côté de l'écran (surtout lors des LAN party*)

Le geek n'est pas un abruti fini, avec un QI de macaque, il accumule au contraire une connaissance pratique du vaste univers du net et de l'informatique (nerd), jeux vidéo (hardcoregamer), mangas, etc....
Le seul problème avec ce genre de connaissances, c'est qu'elles ne sont pas d'une grande utilité dans le monde réel ,on peut difficilement faire un "ctrl+f4" pour sortir d'une situation délicate ,ou ce mettre en hors ligne dans ca vie pour éviter de parler à un tel , encore moins cliquer sur restart lors d'un « game over » ,il n'y a pas de restauration système en cas de « plantage » pas de « en cas de doute reboot » ni d'option formater (à moins de passer au Mexique, de vous délester de vos bien qui serviront a vous payer une nouvelle vie)

Tout le monde voit d'un mauvais ½il l'enfermement technologique qu'on subit (ou choisit) le fait est que grâce à un simple clic inhumain on arrive à créer une relation humaine (pas tout a fait saine je vous l'accorde, mais l'odeur de sainteté dans ce bas monde se faisant bien trop rare pourquoi s'en encombrer ?) qui a peut être l'effet d'un placebo, mais qui sied a bien des personnes.

La non vie est un art de vivre à part entière pour un no life, un environnement bien douillet ou il a le control, bien loin des tracas réels qui n'ont (la plus part du temps) pas de solution, le virtuel propose toujours une porte de sortie, une alternative (la seule alternative au réel étant le virtuel on retombe dans un cercle vicieux dont la fin est un game over six feet under)

On passe peut être à côté de nos vies (puisqu'on la passe aux côtés de nos ordinateurs) mais qu'on soit conscients ou inconscients on adore y mariner pendant des heures et des heures esseulés face à l'écran, entourés sur la toile par nos semblables. Si Darwin était encore des nôtres, il intégrerait sans nul doute les no life au schémas de l'évolution, comme chainons manquant entre réalité et virtuel ,une sorte de reconnaissance de notre « normalité » ou plutôt une normalisation au sein de nos sociétés.

Il n'y a plus qu'a espérer voir un jour sur nos écrans écrit : You are in the matrix ...follow the white rabbit... on s'en sortira peut être a ce moment la.

# Posté le lundi 20 octobre 2008 17:38
Modifié le jeudi 23 octobre 2008 06:54

Saison 2 , chapitre 7 : Silence...

Saison 2 , chapitre 7 : Silence...
WARNING : CECI SORT DE MON IMAGINATION ; RIEN N'EST RÉEL ; PAS MÊME LES PERSONNAGES ...

Délire: Confusion mentale accompagnée d'hallucination et d'agitations...


En sortant de l'amphi je vois une paires de jambes avec de magnifiques converses poirotant devant la porte .... Mais ne serait ce pas ... ???

Une journée des plus bizarre que celle-ci, qui, dieu merci est maintenant fini, je ne sais toujours pas pourquoi il est venu me voir, c'est pour le moins étonnant, pas que ca ne me fasse pas plaisir, au contraire, c'est du baume au c½ur et du cirage pour l'ego, ego qui brille de milles feux ce soir, contrastant a merveille avec le rouge sombre qui coule inlassablement de mon c½ur brisé par une blonde, un con, et ma naïveté.

Chaste naïveté violer par la cruauté sans nom des hommes, a bien y réfléchir elle a un nom cette cruauté la :blondy, pfff même pas vrai en fait le problème réside en moi, et moi seule, et aussi dans le fait que le gars de la biblio soit irrémédiablement un digne représentant de la gente masculine.

J'ai l'impression d'être revenu a l'erre de la tv en noir et blanc, ayant quitté le monde des bisounours et de leurs couleurs pastelles apaisantes, me voila dans le noir et blanc, nuancé de gris , un gris aussi pathétique que moi , ressassant cette histoire encore , encore et encore .

Il y a des grumeaux même dans la meilleure mayonnaise du monde, aussi bien « battu » qu'elle soit, il y a des fois ou elle ne prend pas, tout comme mon « histoire » avec le gars de la biblio, beaucoup de gain en tissus adipeux, qui ne mèneront tout comme la mayonnaise qu'a un IDM(pour l'IDM on a le temps de voir venir, pour l'enfoirage affectif du gars de la biblio par contre...)

Mais revenons a ma visite surprise du gars au café, car c'était lui la paire de jambes aux converses, appuyer nonchalamment au mur (l'algérien est un 7itiste né) il –tenez vous bien- m'attendait un chocolat chaud a la main...

-Ceci pour vous mademoiselle, je me suis permis de vous apportez un p'tit remontant, de la physiopath a 8h30...faut le faire !

-... (je devrais refermer ma bouche, on dirait une carpe)

-Etonnée ?

-Autant que s'il y avait un éléphant dans mon salon.

-Vous m'assimilez à un éléphant ?

-Nooon, oui, enfin je veux dire noooon, bien sure que non !mais on ne se connait même pas, pourquoi cette gentillesse ?

-En fait ca s'appel du cacao ...

- (sourire gêné en prenant maladroitement le gobelet de CACAO) Merci...

-Il n'y a pas de quoi...au fait moi c'est...

-Hey, salut, je peux te parler une minute ?

Le gars de la biblio débarque en me prenant par l'avant bras, et me tirant loin du type qui apparemment restera le gars au café.

Je proteste extérieurement, je souris intérieurement, il a fait le déplacement jusqu'ici pour parler de « l'incident blondy » il n'y a qu'une chose qui me permet de me rattacher a la réalité, mon nez, qui bute contre cette « ouverture » je résiste, enlève ca main sur mon avant bras, le fusil du regard, et esquisse 3 pas vers le pauvre type au café (café frappé)

-S'il te plait, parle moi...

S'il y a pire qu'un mot blessant, aussi sciemment prononcer, dans une phrase sciemment blessante, il y a le silence...

(a suivre...je suis sadique je sais !)
# Posté le mardi 23 septembre 2008 21:01